Canal historique

CD journal du futurEn 2005, Boris Fleuranceau, Antoine Silvestri et Guillaume Podrovnik s’attèlent à un raisonnable projet de court-métrage d’animation. Il s’étoffe vite démesurément pour devenir, tout à fait contre leur gré, un projet de long-métrage ambitieux. Une entreprise assez peu réaliste pour une équipe de trois personnes (dont une qui ne sait dessiner que des bâtons), à l’origine du titre finalement retenu : « le Manifeste du Sous-Réalisme ».

Sousrealisme.org

Un an, un scénario, et quatre laborieuses minutes de teaser plus tard, conscients que ce travail va prendre un peu plus de temps qu’initialement prévu et désireux de produire quelque chose entre temps, ils mettent en place leur site Web, sousrealisme.org.

Le Journal du Futur

Pour l’alimenter de manière un tant soit peu régulière dans l’attente de leur Grande Œuvre très potentielle, Boris Fleuranceau, grand reporter à RFI, propose de créer « le Journal du Futur », un flash d’infos dans l’univers radieux du dessin animé, diffusé en podcast audio. Boris et Guillaume assurent l’écriture tandis qu’Antoine illustre le site avec l’aide de Guillaume. Le « Journal du Futur » prend son envol et devient leur activité principale. Au gré des épisodes y participent acteurs, journalistes de RFI et Inter, musiciens… Karl Zero vole un épisode sans vergogne. Daniel Mermet y consacre une émission spéciale, Tracks fait un sujet. Jean-Pierre Raffarin offre une performance futuriste plutôt étrange, après diffusion d’un extrait d’épisode sur France Inter.

Tout doit disparaître !

Tout doit disparaître !

Ils sont alors contactés par les éditions Danger Public (La Martinière) pour adapter en bande dessinée leur scénario de dessin animé. « Tout Doit Disparaître ! » paraît en septembre 2007. Elle sera adaptée au théâtre en 2012 par la compagnie Art, etc. de Clermont-Ferrand. Mais moins d’un mois avant sa parution, de retour de reportage en Côte d’Ivoire, Boris succombe à une fulgurante crise de palu.

Comment en est-on arrivé là ?…

Le plus long minuteur de cuisine génétiquement modifié du monde.

Liquidation totale !

Tout le monde se retrouve – acteurs, journalistes, auteurs, dessinateurs ayant participé au projet, pour décider de la suite. Le constat premier est le souhait de tous de travailler davantage en commun, plutôt que côte à côte sur des projets connexes. L’idée de « Liquidation Totale ! » prend forme: une BD numérique sonorisée, suite logique tant sur le fond que sur la forme, et du « Journal du Futur » et de « Tout Doit Disparaître ! », dans le même univers, mais fonctionnant de manière autonome. Ayant obtenu une subvention du Fonds Nouveaux Médias du CNC, Guillaume Podrovnik crée une société de production dans le seul but de réaliser « Liquidation Totale ! ».

Liquidation totale !

Subreal Productions

Informé par un ami que faire vivre une société de production sur un seul projet de BD numérique n’est une fois de plus pas très réaliste, Guillaume Podrovnik, parallèlement à son activité d’auteur pour Arte Radio, s’associe avec Olivier Heinemann pour développer des projets documentaires. Un premier Web-documentaire est produit pour Arte Reportage : « Argentine – le plus beau pays du monde… », prix du Web-documentaire 2011 au WebTV Festival de la Rochelle. Subreal Productions signe ensuite avec Arte France pour un grand format d’histoire, « Général Ishiwara, l’homme qui déclencha la guerre », réalisé par Paul Jenkins et co-écrit par Guillaume Podrovnik et Olivier Heinemann, diffusé le 20 novembre 2012 sur Arte, sélectionné au Festival International du Film d’Histoire de Pessac 2012, et pour un autre Web-documentaire, « Anne Frank au Pays du Manga » réalisé par Alain Lewkowicz, et mis en ligne le 15 novembre 2012 sur arte.tv.

Twittball

Parallèlement, Guillaume Podrovnik et Antoine Silvestri, forts de ces nouvelles expériences, annoncent au Fonds Nouveaux Médias du CNC que « Liquidation Totale ! » ne leur semble pas réalisable en l’état, étant donnée l’économie actuelle de la BD numérique, et qu’il leur semble plus réaliste de le transformer en projet de long-métrage d’animation. La très compréhensive responsable du fonds leur conseille, tant qu’à être enfin dans le réalisme, de commencer par réaliser un court-métrage. Sans aucun lien direct avec les histoires de « Tout Doit DIsparaître ! » et de « Liquidation Totale ! », « Twittball » est en revanche ancré dans le même univers, et tisse lui aussi le lien entre dessin et radio, faisant intervenir deux des personnages principaux du « Journal du Futur ».